Libellés

STARS DU NET (31) MUSIQUE (29) LIFESTYLE (17) MODE-BEAUTE (17) CINEMA (11) DESIGN (10) HAIR (10) WEB SERIES (8) PODCAST (3)

lundi 30 juin 2014

Des locs et des links: retour sur le Loc Appreciation Day

Happy (belated) Loc Appreciation Day !

On célébrait le 28 juin la Journée d’appréciation des locks, un rendez-vous devenu incontournable pour les n’happy blogueuses et vlogueuses, le saviez-vous... ou mieux encore, étiez-vous de la partie? 


L’objectif de cette journée est de changer l’image que certains peuvent (encore !) avoir sur les cheveux naturels mais aussi de combattre les préjugés contre les personnes qui portent des locks. Les armes de cette guerre ? La vulgarisation de l’information via des ateliers interactifs, de la formation aux soins adaptés et de chouettes programmes festifs ...
Parce qu’au bout du compte il s’agit aussi de rappeler que les n’happy dreads savent être aussi free que leurs boucles ! 

Ils étaient donc nombreux (mais surtout nombreuses) à se retrouver Samedi dernier autour de conférences, foires et discussions sur les coiffures locks et les nouveaux produits adaptés à New-York, Atlanta, London, Lagos ou dans toutes les autres métropoles où étaient organisés des ateliers publics. 


Pour les autres, il y’a Google et les réseaux sociaux ! 
J’ai donc pris connaissance de cet évènement via mon Facebook Newsfeed mis en état d’alerte après la succession de clichés glamour postés sur les pages de mes vlogueuses préférées, Chescaleigh et Jasmine Rose. Un petit tour des réseaux sociaux en suivant le hashtag #LAD14 m’a permis de découvrir les autres célébrations organisées ici et là.


Ce qui m’a le plus frappée c’est la beauté et la diversité des styles et des coiffures : bantu knots, sister locs, high buns, explosion de coloration et de coupes… Il est loin le temps où les locks n’étaient que synonyme de retour au naturel. Aujourd’hui ces coiffures se font l'expression de choix et de modes de vie très divers et chacun peut choisir d’opter pour un style plus ou moins sobre. 


L’évènement le plus relayé sur les réseaux sociaux fut l’atelier The Art of Revolution organisé à New-York. Cette seconde édition a permis de rassembler près de 400 personnes ravies de rencontrer des personnalités comme l'artiste Shaun Derik, la cosmétologiste Maria Thompson, ou encore l'humoriste et spécialiste des réseaux sociaux Luvvie Ajayi. La vidéo récap n'est pas encore disponible, mais vous pouvez regarder ce retour sur l'édition de 2013 pour comprendre l'état d'esprit de cette superbe rencontre.



Beaucoup de phrases riches en profondeur ont été offertes, mais j'ai retenu celle-ci: "I want to be bold in the conversation of the locs revolution". Car c'est un peu ce que je ressens depuis le début de ma locs journey commencée en Janvier dernier. Si vous souhaitez vous-aussi faire entendre votre voix, vous pouvez rejoindre les autres férues de boucles mêlées sur Twitter ou Facebook où les échanges se font de plus en plus riches.

Et je finirai avec le pronostic optimiste de ce bon vieux Bob (Marley): 

"Just like a bright and sunny day: (Natty Dread)

Oh, we're gonna have things our way. (Natty Dread)"

vendredi 27 juin 2014

Google Music Timeline - Entre playlist et plébiscite

La fan de gadgets qui sommeille en moi a frétillé de joie en lisant le titre de ce nouvel article du Journal du Net : « Ces services de Google méconnus du grand public ».  

Je dois reconnaître que je présente déjà de nombreux signes de Google-dépendance: mes entraînement sportifs hebdomadaires se font au rythme de mes playlists YouTube, je n’ose plus me déplacer sans passer par une reconnaissance des lieux via Google Map et au moindre doute sémantique je dégaine Google Search plus vite que mon ombre. Bref, comme bien d'autres, je pense ne pas regretter l’ère pré-Google… où tout n’était que pile de livres, de catalogues, de fascicules, de dépliants et autres paperasses.

J’ai donc lu l’article du Journal du Net avec geekulation (geek+jubilation), et ai pu découvrir un nouvel outil aussi ludique que futile : la Google MusicTimeline.


Music Timeline permet de retracer les tendances musicales au fil des années à l’aide d’un crowler super performant. Le résultat est une représentation en couleurs et en albums de la popularité d'artistes et genres musicaux divers à partir du nombre d'albums comptabilisés dans les bibliothèques des utilisateurs de la Google Play Music (le concurrent d'i-Tunes). A quoi ça sert ? Ben... à pas grand chose, j'en conviens, sauf peut-être à tenter de savoir si on a des goûts musicaux mainstream ou pas. Ou plus simplement à ré-apprécier les succès de son artiste préféré. 

Je me suis ainsi amusée à tester la popularité du ragga, cette branche non-consciente du reggae (to say the least!) afin de voir quels seraient les morceaux fédérateurs.


Les morceaux produits entre 2005 et 2010 semblent les plus populaires ce qui m'a un peu surprise. Pour moi le temps fort  du ragga c'était la fin des années 1990, à l'époque où sévissaient Mr Vegas (avant son étrange conversion mystique), Sean Paul (avant sa triste "mainstreamisation"), Shabba Ranks (maître incontesté des riddims) et Patra (queen of the Pack!). Mais... nous sommes en démocratie digitale, et je dois donc m'incliner devant le vote populaire affiché sur la Music Timeline.



Au lendemain du 5ème anniversaire de la mort de Michael Jackson (RIP) je me suis dit qu’il serait aussi intéressant de tester l’application avec la musicographie du King of the Pop. Et le résultat, le voilà :


Comme prévu on constate un énorme pic de popularité au début des années 1980, ce qui correspond à la date de parution de son mythique album: Thriller. Et c'est là que je dois faire une petite confession: je ne suis pas une hard-core fan de Michael Jackson. Je suis plutôt de ceux qui hochent tristement de la tête quand est évoquée son affection suspecte pour les enfants, ou de ceux qui utilisent un langage circonspect quand on s'interroge sur ce vitiligo qui aurait été à l'origine du blanchiment de sa peau.

Mais malgré mon manque d'enthousiasme pour l'homme, je peux devenir beaucoup plus locace quand il s'agit de parler des talents de l'artiste. Et je pense que cet album de 7 titres placé au 20ème rang de la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stones (Thriller donc) mérite bien cette bulle ovale présentée ici. Qu'en pensez-vous ? Envie de re-faire le test Music Timeline avec d'autres artistes...well go for it !



                                               

samedi 14 juin 2014

L'hommage digital à Maya Angelou- #RIP (Rest In Power)

Après le choc vint le temps du recueillement, puis celui d’enthousiastes marques de respect. Ici et là, l'adieu à Maya Angelou fut aussi médiatisé que son oeuvre de son vivant. Et les messages qui ont suivi l’annonce de la mort de cette figure clé de la culture américaine le 28 mai dernier ont confirmé l'apparition d'un nouveau rituel: l'hommage digital. Rétrospectives en images sur Facebook, tweets chargés de citations inspirées, foison de vidéos YouTube, dont celle de son enterrement en live stream...Toutes les plateformes ont été mobilisées pour l'occasion.

Maya est peut-être née alors que certaines barrières géographiques et sociales empêchaient la libre circulation des idées, mais elle est morte à une époque où les réseaux sociaux permettent de diffuser et d’amplifier tous les messages.


Comme je l’expliquais dans un post précédent, ses combats et ses messages ont eu un très fort impact sur ma manière de penser. 86 ans, c'est l'âge qu'elle avait au moment de sa mort; ce n’est pas si jeune… Mais on espère toujours qu’une âme aussi  grande devienne immortelle. Et en découvrant les témoignages d’autres fans je fus touchée de voir que bien d’autres partagent encore mon émotion. Petit retour en paste and crop des plus beaux témoignages =>

Le magasine Essence a magnifiquement retracé le parcours de celle qui fut (dans le désordre) poète, acteur, danseur, producteur de cinéma, producteur de télévision, dramaturge, réalisateur, auteur, prostituée, mère et professeur. Alors qu'il est quasiment impossible de résumer sa vie en quelques lignes , j'ai pu retrouver sur le site du magasine un diaporama qui illustre assez bien l'impact qu'elle a laissé. Les commentaires des autres lecteurs confirment que là encore Essence Magazine fut "to the point". Et j'aime aussi l'idée que pour eux l'idée n'est pas de pleurer sa mort, mais de célébrer sa vie ! 




Une autre initiative intéressante: l'hommage "participatif" de Un'Ruly via leur compte Twitter. Le webzine a invité ses followers a partagé leurs plus belles citations de Maya Angelou, et là encore cette initiative a permis de mettre en avant la sagesse de l'auteur.

Et un dernier exemple, qui vient de Facebook cette fois, de la page du magazine Ghubar pour être plus précise, qui fait ressortir toute la beauté du sourire et des mots de Maya Angelou.

jeudi 12 juin 2014

www.loveperfectfeeling.com- Errance poétique de 4 afro muses

Avec son invitation à parcourir de surprenantes expériences sonores, visuelles et spirituelles, le L.P.F est une initiative atypique et impertinente qu’il vous faut découvrir à tout prix.

L.P.F, Lanmou Pli Fo (*l’amour est plus fort)… ou plus universellement Love Perfect Feeling. Dès la découverte des deux significations de l'acronyme, j'ai su que j'allais "liker" le message enveloppé dans ces trois lettres. Et je n'ai pas été déçue en explorant le site internet support du projet. Lanmou Pli Fo. Les amoureux de zouk rétro oseront peut-être faire le rapprochement avec le mythique morceau du groupe Mirage. Mais ici il ne s’agit pas d’une banale histoire de couple amoureux. 

Alors de quoi s’agit-il ? C’est l’histoire de 4 femmes, artistes inspirées et inspirantes qui ont constitué un collectif afin de mettre en scène l’Amour (avec un grand A). Leur amour pour l’île qui les a vues naître, leur amour pour les histoires qui lient et font penser et leur amour pour l’art en général. Elles s’appellent Anaïs, Eliane, Audrey et Karine et sont respectivement artiste peintre, réalisatrice vidéo, poétesse, comédienne… Et bien plus encore ! Ces 4 femmes jonglent entre la photographie, la vidéo et l’écriture de texte pour faire résonner des mots comme conscience, libération, mémoire mais aussi espoir.


C’est la promotion sur Facebook du laboratoire Vwazin (*voisin) qui m’a permis de découvrir leur dernier projet.  Plus abouti que les deux projets précédents, il donne à voir la montée en puissance de leur réflexion et de leurs talents.


Le point de départ : la démolition de la Cité Henri 4, cet ensemble de logements sociaux qui a pendant plus de 50 ans façonné le paysage du quartier Bergevin en Guadeloupe. 584 logements, une dizaine de commerces, un espace professionnel, et des milliers d’histoires d’hommes et de femmes qui se sont croisés entre les 5 barres de 4 étages. Deux séismes (en 2004 et 2007) ont fragilisé les immeubles et ont obligé les autorités à mettre en place une profonde rénovation. Et c’est avec beaucoup de poésie que Vwazin narre le début et la fin de cette parenthèse urbaine, tout en s’interrogeant : est-ce vraiment la fin ? A vous de décider ! Vous pouvez aussi laisser vos commentaires sur la page du groupe Facebook créé pour l’occasion. 

Don't forget: « Ayin pé pa séparé nou »* … (*rien ne pourra nous séparer- Mirage, Lanmou toujou pli fo)


lundi 9 juin 2014

NollywoodWeek à Paris- Quand les spotlights du sud remontent jusqu'à la ville lumière

En ce moment il fait chaud à Paris dehors, dans les rues, mais aussi dans les salles sombres ! Le festival Nollywoodweek nous a en effet offert un condensé d'images colorées et nous a transporté vers des contrées encore trop méconnues. Pour ceux qui connaissent le Ho, le Bo, mais ne savaient pas qu'il y'avait également un No-llywood,je pensais faire une rapide présentation de la deuxième puissance cinématographique du monde. Mais tout est tellement bien dit sur le site officiel du festival (que je vous invite à consulter) que j'ai décidé de faire un petit copy and paste pertinent:

- Nollywood, c'est quoi ?
Nollywood est le nom donné à l’industrie cinématographique du Nigeria. Nollywood c’est grosso modo une production de 1000 films par an en moyenne. 

- Nollywood c’est plutot comme Hollywood ou comme Bollywood?
Aucun des deux. Nollywood est une industrie plus jeune (elle date de 1992) et utilise des méthodes de production et de financements innovants. L’industrie a aujourd’hui atteint l’âge de maturité et des studios de production de taille importante et autres sociétés de production ont fait leur apparition dans le paysage médiatique nigérian, ce qui n’a pas toujours été le cas.


- A quel genre de films dois-je m’attendre avec Nollywood?
Tout. Bien que les comédies et les drames soient clairement les genres majoritaires de Nollywood et les plus populaires. Parfois critiqué pour ses dramatisations excessives et/ou pour la qualité technique de ses productions, le nombre de fans de Nollywood continue d’augmenter à travers le monde.

Les mots clés à retenir sont donc: film, innovant, rires et ... drama! Et c'est bien le combo qui a pu être offert lors du festival Nollywood week Paris au travers des 6 films et 3 jours de projections proposés. 

Au départ mon unique souhait était de voir l'adaptation de Half of a Yellow Sun de Chimamanda Adachie, un livre sur la guerre du Biafra qui m'a permis de savourer les talents de la fantastique romancière. Dans un article écrit en septembre je vous disais combien j'attendais ce film avec impatience (cliquez ici pour le kickback). En plus de la qualité de son script, le film permettait de ré-apprécier le talent de trois stars magistrales: Anika Noni Rose (Dreamgirls), Chiwetel Ejiofor (12 years a slave) et Thandie Newton (A la recherche du bonheur).


Je me suis donc ruée au théâtre de l'Arlequin et fus ravie de découvrir que le film (très émouvant!) fut suivi d'une conférence qui m'a donnée envie d'en savoir plus sur les autres films made in Nollywood. 

Preuve que cette période de l'histoire nigériane est encore très douloureuse, Half of a Yellow Sun est pour l'instant interdit de diffusion au Nigéria. On a donc pu parler des raisons de cette interdiction et plus largement de la frustration de ceux qui n'ont pu voir le film au Nigéria...mais aussi en France où faute de distributeur le film n'est accessible que grâce à des festivals de ce genre. En faisant un tour sur les réseaux sociaux on peut d'ailleurs voir les plaintes de ceux qui savent combien ce film est important à bien des égards.


Si vous avez râté l'info sur la Nollywood week et voulez voir ce film, pas de panique: il sera projeté dans le cadre du Black Movie Summer qui débutera le 27 Juin. Le programme de ce festival est d'ailleurs déjà en ligne (ICI) et les films promettent d'être tout aussi intéressants... à vos agendas !