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mardi 31 décembre 2013

Radio Nova- Le dealer de bonnes ondes

Let’s get tropical ! C’était l’invitation lancée hier soir par Emile Omar, programmateur de Radio Nova. Et en fidèle lectrice de leur site Internet que je suis devenue, je n’ai pas manqué à l’appel. Surtout que la présentation de l’événement était accompagnée d’un petit échantillon musical qui donnait l’eau à la bouche! J’ai également été attirée par le projet un peu loufoque et délicieusement paradoxal d’organiser un jubilé épicé et agité dans un ancien lieu de recueillement et de dévotion. 


La soirée Tropical Discoteq se tenait dans la chapelle du Café A, un ancien convent établi au 17ème siècle par l’ordre des Récollets, et transformé depuis 2003 en un lieu plurivalent, destiné aussi bien à des rencontres qu’à des spectacles. En ce premier jour de la semaine (ô sacrilège!) on y célébrait avec ferveur  les rythmes des tropiques, avec une sélection musicale qui nous a fait voyager entre les pays (Brésil, Cuba, Haïti, Mali, Guadeloupe, Ghana, Jamaïque, Martinique, St Domingue, Colombie, Nigéria, Venezuela, Angola... ) mais aussi dans le temps avec des clins d’œil aux grandes époques de la rumba congolaise, du compas haïtien (the original) ou encore de l’afro-beat nigérien. Le public venu nombreux était aussi mixte et fly que le son, et a respecté les trois mots d’ordre de la soirée: chaleur, danse et bonne humeur. 


Satisfaction maximale en quittant les lieux, j’ai presque sursauté en retrouvant le bitume de la gare de l’Est et les lumières crues de la ville : Radio Nova a réussi à me transporter loin, très loin, pendant ces quelques heures! L’année 2013 n’est pas totalement finie…mais je pense déjà à l’incontournable liste des nouvelles résolutions. Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu découvrir l’une d’entre elles : I want Mo’Good Music in my life ! Je me suis donc abonnée à la chaîne YouTube de Radio Nova où j’espère trouver encore plus de souffles musicaux originaux, et de petites troques d’internautes fans de sons alternatifs bien inspirés. See y’all there or here, et bon réveillon!


dimanche 29 décembre 2013

Fruitvale Station- Le fruit non défendu de 2014

Vous l'avez sûrement remarqué, les réseaux sociaux donnent une toute autre dimension aux formes classiques d’expression artistique. Ce constat est d’ailleurs la raison d‘être de ce blog. Plus d’interactivité avec le spectateur, plus de transparence sur le processus de création, ou tout simplement plus de contenu visuel et audio à partager…L’œuvre artistique 2.0 est une réalisation qui se savoure avec plus d’attention et de circonspection. Dernier exemple en date : la promotion du film Fruitvale Station.

Fruitvale Station est la dernière production du prolifique Forest Whitaker, et le premier long métrage de Ryan Coogler, un jeune réalisateur de 27 ans, qui a remporté avec cette fiction le Grand prix du jury américain, ainsi que le Prix du public américain au Festival de Sundance 2013. Winner! Ce film, c'est l'histoire d'Oscar Grant, 22 ans, et celle du dernier jour de sa vie avant qu'il ne soit injustement abattu par un officier de police au 1er jour de l’année 2009.


Une histoire vraie et pas vraiment originale aux Etats-Unis malheureusement, mais qui a suscité un peu plus d‘attention de la part du grand public. Et ce parce que les événements ont été capturés sur les téléphones portables des nombreux témoins qui ont assisté à la scène, et qui ont pour certains partagé les images sur les réseaux sociaux. Ce drame a pris encore plus d’ampleur lors de la plus récente affaire Trayvon Martin, cet autre jeune violemment abattu en Floride.


Fruitvale Station sortira le 1er janvier 2014 dans les salles françaises (finally!) mais on peut d’ores et déjà suivre et admirer l’implication de l’équipe du film et des spectateurs sur les réseaux sociaux.
Grâce au compte Twitter du film on peut par exemple accéder aux différentes interviews de l’acteur principal, Michael B.Jordan. Celui-ci s'est beaucoup exprimé sur les enjeux de ce rôle et les challenges d’interprétation d‘une histoire qui l’a profondément touché.  




Sur le site officiel du film on peut aussi découvrir les motivations du réalisateur, et son engagement au travers de la fondation Oscar Gant, un groupe créé afin d’apporter support et soutien aux familles touchées par des drames similaires. De la  pellicule, à la toile, à la rue… L’équipe s’est associée à trois artistes afin de réaliser des fresques murales en commémoration de cette histoire tragique, comme pour prolonger la conversation engagée avec la population. La réalisation de ces fresques est également documentée sur le site.


Dernière initiative originale : les internautes sont invités à exprimer leurs sentiments sur  les injustices sociales, les préjugés, ou les actes de violence et de harcèlement via une campagne intitulée « I am ». Un mur d’amour, de soutien et d’ondes positives pour permettre à cette génération d'internautes (mais pas que) de croire malgré tout en des valeurs humanistes. J’aime quand le cinéma n’est plus seulement un élément de divertissement, mais aussi un support de sensibilisation et de mobilisation.



COMMIT AND BECOME PART OF THE MOVEMENT
"AT THE END OF THE DAY, WHEN I FIRST MADE THIS PROJECT, IT WAS ABOUT HUMANITY, AND HOW WE TREAT THE PEOPLE WE LOVE MOST AND THE PEOPLE WE DON'T KNOW."- RYAN COOGLER

Je vous invite à vous rendre dans les salles dès le 1er Janvier afin de donner du sens à cette nouvelle année, et à participer au fantastique élan de solidarité engagé sur Twitter, Facebook, Instagram, ou le site officiel de Fruitvale Station. 

samedi 28 décembre 2013

Moi et mes clics- 2013 was a good year !

Les derniers jours du mois de Décembre sont généralement propices aux rétrospectives, bilans et autres introspections. J’aime à penser que cette année fut pour moi celle de la révélation de mon amour pour les supports digitaux. Si je prends toujours autant de plaisir à voyager, échanger, et me divertir dans la vraie vie, j’ai découvert un monde parallèle plein d’esprits curieux, de joyeux blogueurs, d’audacieux preneurs d’images, et surtout de belles plumes. Il y’aurait beaucoup de noms à citer si je devais faire un best of des sites et blogs dont je suis tombée sous le charme…Je préfère donc me livrer à un exercice un peu plus commode : la présentation de mes deux derniers coups de cœur. 

Dans la rubrique microblog, j’ai pris plaisir à suivre le regard caustique et légèrement impertinent de Coumba VonBocoum. Une photo, une phrase. C’est la formule apparemment toute simple de son blog « Là où j’habite » hébergé sur Tumblr. Sauf que ses phrases sont souvent pleines de double sens, et que ses photos font légèrement sourire quand on ne pensait pouvoir s’autoriser de tels sentiments en pensant à la banlieue parisienne.

Coumba vient d’Aubervilliers, une ville du 93 que j’ai moi-même appris à mieux connaitre ces 6 derniers mois.  Une catastrophe sociale et urbanistique pour certains…une zone en pleine transition culturelle et économique pour d’autres. Loin des grands discours politiques, sociologiques ou « rap-pologiques », Coumba, elle, préfère s’arrêter sur le charme du quotidien. Un appareil photo à la main, elle traque sans répit les scènes burlesques, les portraits insolites, les architectures singulières … Bref, life in the hood. Son blog est aussi une réponse à un rêve quasi rastignacien : notre blogueuse romanesque rêve de vivre loin, de traverser le périf’ et peut-être même les frontières. Mais contrairement au héros du Père Goriot, Coumba ne regarde pas les lumières des grandes villes avec un regard envieux et  désespéré, car elle sait d'où elle vient, et garde une forte tendresse pour son quartier. Elle fait partie de cette génération de français à l’héritage culturel riche car multiple, et de plus en plus conscients que les cases pré-formatées n’ont plus de raison d’être. Go ahead miss Coumba, just stay free and happy  ! 


Changement de format et de style, mais même optimisme et pied de nez aux idées arrêtées avec le site Brazza-va-bien. Cette plate-forme appartient à cette nouvelle tendance de supports virtuels riches en contenus et en engagement de ses rédacteurs. La fondatrice de Brazza-va-bien, Cathia Dirath, est elle-même une belle âme pleine de passion et de convictions qu’elle affiche dans sa présentation.

 « J'ai à cœur d'entretenir la curiosité de l'autre afin d'annihiler tout a priori réducteur et déplaisant. Témoin d’échanges et de rencontres dynamiques et constructives, je suis ardemment convaincue des bienfaits qu'une telle démarche peut apporter aux débats ambiants. »

Alors, Brazza va bien, soit, mais que se cache-t-il derrière ce titre? Et bien un magazine culturel qui peut de prime abord sembler nous limiter à une certaine zone géographique, mais qui est en fait une foisonnante et cosmopolite vague de créativité musicale, culturelle, artistique et esthétique à portée de clics.

Ce site est aussi un savoureux mix de proses super bien léchées, ponctuées de références digitales (hello Pinterest!), et d‘interviews de soul-trotters qui refont le monde à coups de pinceaux, de bombes graffiti, de mics bien inspirés ou de zooms photos acrobatiques. La petite touche plus c’est la rubrique « Influences TV », une web TV qui donne accès à des clips, des court métrages et des interviews vidéos. 

J’ai ainsi pu découvrir le plaidoyer du jeune Abenezer Temesgen, un skater de 16 ans, born and raised à Addis-Abeba. Et oui, en Ethiopie aussi on fait du skate-board … quand on trouve un peu de temps entre les petits boulots fastidieux qui permettent de subsister! Abenezer explique que chez lui il est difficile de trouver des lieux où pratiquer une activité pourtant pleine de valeurs positives et de fun pas trop cher. Il a donc décidé de faire appel au monde via YouTube et les autres réseaux sociaux, et de lancer une campagne d’appel aux dons afin de créer un parc de skate. « We just want to skate » conclue-t-il … Ambitieux et touchant !


2013. 1 année. 8 766 heures au total, dont beaucoup passées à explorer la toile. Mon souhait pour cette nouvelle année est de poursuivre mes joyeuses élucubrations digitales en prenant exemple sur ces hommes et ces femmes qui ont su développer des média qui aident à changer leurs communautés, le regard des autres, ou leurs propres regards sur le monde. A l’heure de la 4G et des buzzs éclairs, j’espère aussi réapprendre à prendre le temps. Le temps de lire en profondeur, de savourer, de douter, de rechercher, de regarder, ou juste d’écouter. Mes deux derniers coups de cœurs ont tous deux la particularité de donner cette chance au temps, et d’ouvrir des fenêtres sur des phénomènes ou des portraits que je n’aurais sûrement pas pu découvrir ailleurs. Merci à ces femmes engagées, merci Internet, et joyeux slow motion à tous !

mercredi 25 décembre 2013

Ballet et féerie de Noël - I am dreaming of a... chocolate Xmas

Si le Nutcracker (le Casse-noisette) de Tchaïkovski est un grand classique de la période de Noël aux Etats-Unis, le Chocolate Nutcracker est le ballet dont on aura beaucoup entendu parler cette saison. J'ai pu en lire l'éloge sur de nombreux réseaux sociaux, et souhaitais partager quelques photos et vidéos sur ce blog. Plus urbaine et cosmopolite que la version originale, cette adaptation est un bel exemple de libre interprétation artistique et d'engagement des artistes au sein de leurs communautés.



Petit reminder pour les profanes tout d'abord. À l'origine de cette magnifique fable populaire on retrouve une équation digne d'un casse-tête chinois : la composition de Tchaïkovski est inspirée de l'œuvre d'Alexandre Dumas, elle-même adaptée du conte d'Hoffmann, intitulé Casse-noisette et le Roi des souris. L'histoire est celle de Clara qui reçoit de son oncle le soir de Noël, un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s'animent et le Casse-noisette se transforme en prince… Pour faire simple c'est un peu un scénario à la Toy Story ponctué de passages tout droits sortis du conte de la princesse et de la grenouille.




Dans cette nouvelle version l'action se déroule dans le Harlem des années 1950, et retrace le parcours de la jeune Claire et d'un casse-noisette noir marron chocolat tandis que les deux s'envolent dans un rêve qui les conduit de Harlem à l'Afrique de l'Ouest en passant par l'Egypte.Tout comme l'histoire, les danses sont inspirées par des pays et des cultures diverses qui permettent d'apprécier des styles et des techniques multiples. La chorégraphe à l'origine de ce surprenant projet n'est autre que Debbie Allen, l'actrice et danseuse révélée grâce à la série Fame (remember her name?).




C'est aussi la sœur d'une autre actrice, Phylicia Rashad, la mère au flegme légendaire de la série Cosby Show. Autant dire que Debbie a de la bouteille, et de la bouteille il en fallait pour diriger les 200 enfants retenus pour cette performance.


Ce projet a en effet été réalisé dans le cadre d'un programme communautaire permettant à des jeunes de bénéficier d'un entraînement de 12 semaines mêlant art, éducation et découverte du monde de la production artistique au côté de professionnels reconnus au niveau international.

Ce show est enfin très intéressant d'un point de vue musical puisqu'aux riches orchestrations post-romantiques de Tchaïkovski sont associés des passages jazz, funk, gospel, brésiliens et même bollywood. J'aime l'idée que la féerie de Noel n'a pas de couleur ni de frontière. Je vous laisse retrouver votre âme d'enfant en savourant ces quelques vidéos et vous souhaite un joyeux Noël!


jeudi 19 décembre 2013

Quand le nouvel album de Queen B laisse la ruche toute déboussolée

Alors, voilà…j’ai craqué. Je m’étais pourtant juré d’ignorer la déferlante "Yoncé" afin de préserver intacte l’image de l’icône que j’ai jadis révéré ... Mais il m’était devenu impossible de faire un pas sur les réseaux sociaux sans tomber sur une analyse quasi métaphysique du nouvel album de Beyoncé. Alors voilà, j’ai craqué, et ai écouté quelques uns des teasers de 30 secondes mis en ligne par l’artiste. 

Et comme je le redoutais, je n’ai pas été convaincue. 
Pire, j’ai été très déçue. 

Après deux vidéos j’ai du déclarer forfait et me suis forcée à un sevrage YouTubien. Comment expliquer mes réticences ? Elles sont peut-être dues à la crise des 10 ans, tout simplement.
Fan de la première heure du groupe Destiny’s Child je suis tombée « dangerously in love » du phénomène Beyoncé dès la sortie de son premier album solo en 2003. Ont suivi des concerts mythiques et des productions vidéographiques toujours travaillées jusqu’au moindre détail pour démontrer au monde ce qui est difficilement contestable : Beyonce is the queen of entertainment. 


10 années passées à voir une star prolifique grandir, se chercher, se trouver, se perfectionner, se déposséder,  se réinventer, se massifier, … fatalement ça laisse des séquelles. Je pense être arrivée à un point de saturation,  et pour être complètement honnête, ce point a été atteint dès la sortie de l’album "4". Un album trop mou et fourre-tout à mon goût. Je m’étais consolée en visionnant en boucle d'anciennes performances jouées avec son groupe de tournée. Les Suga Mama !


Voilà un concept que j’avais trouvé vraiment décapant à sa sortie : un groupe entièrement féminin, un véritable show artistique live, et de fantastiques performances de musiciennes se mettant en scène sur des compositions qui oscillent entre rock et R’n’B… Genius! 

       

                                               

Et aujourd’hui alors? Et bien ma première impression est que Beyoncé nous offre un nouveau produit assez fade dans le fonds, mais très intéressant sur la forme. Tout d’abord parce qu’elle a réussi à surprendre avec la sortie d’un album de 14 titres qui a été lancé sur Itunes sans tambour ni trompette… ni marketing traditionnel. Bon, elle nous avait un peu prévenus tout de même, car dans un de ses derniers singles elle chantait: « I am a grown woman, I can do whatever I want ! » Et là où elle a raison, c’est que l’audace et la pugnacité payent : l’album s’est vendu à plus de 800.000 exemplaires en seulement quatre jours !  

Avec 17 clips dévoilés en simultanée, l’autre élément intéressant c’est l’angle artistique et graphique à l´origine de ce nouveau projet. Beyoncé l’explique très bien d’ailleurs dans cette vidéo, et je pense que tous ceux qui tentent de voir une apologie du féminisme dans ce nouvel album devraient s’arrêter à cette explication.


« I see music, it’s more than just what I hear (…) When I am connecting to something, I immediately see a visual, or a series of images that are tied to a feeling or an emotion(…)thoughts about life or my dreams and fantasies…That vision in my brain is what I wanted people to experience”


Pour faire simple Beyoncé nous offre donc une excursion entre sa rétine et son hypothalamus. Elle ajoute également qu’elle regrette le manque de véritable engagement des consommateurs qui se contentent aujourd’hui d’écouter via leur Ipod quelques secondes de singles ici et là, sans vraiment s’immerger dans la démarche artistique des chanteurs. Oups, touché! Je dois avouer qu’elle soulève un très bon point, et que j'ai peut-être sûrement fauté par pêchés d'impatience et d’hyperactivité. Loin de toute cette effusion médiatique et de ce buzz pernicieux j’ai donc décidé de redonner une chance à Queen B, et de prendre le temps de découvrir ses 14 morceaux. En toute objectivité (kind of!), et en tentant de recréer la magie des premiers albums. 

Suivez-moi dans un prochain billet si vous voulez connaitre mes impressions. 

dimanche 15 décembre 2013

Le Comptoir Général- Voyage surprenant du web au Quai de Jemmapes

Certains designers experts en ergonomie de site web vous diront qu’il est important de concevoir un site internet qui reflète habilement votre image de marque, et qu’un style original saura retenir l’attention d´internautes toujours plus sollicités. D’autres vous diront que « less is more » et que rien ne sert de s’aventurer dans des graphismes défiant l’imagination.

Le designer du site internet du concept store « Le Comptoir Général » n’approuverait sûrement pas ce second point.
Car c'est une expérience hors du commun qu'il propose aux visiteurs de la plate-forme lecomptoirgeneral.com ...et en atterrissant sur la page principale de ce site mes yeux n’ont pas su où se poser !



Typographie désuète ponctuée d’une foultitude de dessins graphiques, galerie de photos dignes de l’ère des portraits grandiloquents des Mobutu et autres dictateurs omnipotents,
animations flash extravagantes, profusion d’informations et  d’hyperliens….Tout, sur ce site, semble contraire à l’ordonnancement et à la compréhension.Et pourtant j’étais séduite, et décidais de me rendre quelques jours plus tard au véritable emplacement de ce concept détonnant du 10ème arrondissement de la capitale.  

L’endroit est comme son avatar web : déstructuré, incompréhensible et irrésistible ! Niché à l’abri des regards au fonds d’une impasse, cet immense (fait suffisamment rare à Paris pour qu'il soit souligné!) espace se fait connaître comme un « ghetto museum ». Et malgré son emplacement improbable ce musée est très vite devenu le nouveau coin in sur Paris. Il n'y qu'à voir la longue file de visiteurs enthousiastes qui trépignent d’impatience les soirs d’affluence!


En pénétrant dans les lieux on retrouve la fameuse galerie de portraits, mais aussi tout un tas de détails déco surprenants qui nous plongent au cœur des cultures du continent africain. Le coin « ici bon coiffeur » est par exemple un clin d’œil à la vie sociale africaine dans les salons de coiffure, et donne envie de se relaxer le temps d'une coupe en écoutant les nouvelles du pays. Les plus courageux pourront eux explorer le cabinet de sorcellerie, un déroutant laboratoire artisanal qui témoigne des croyances et fantasmes populaires encore bien ancrés dans certains pays.


Le Comptoir Général est aussi un espace unique pour une multitude d’activités proposées : bar, restaurant, bibliothèque, cinéma…You name it ! Comme me le faisait remarquer une amie américaine, aux US,  le terme « ghetto » passerait très mal. Mais ici il désigne un concept fashion et trendy, qui sait rester original et convivial. And so is le Comptoir Général !

J’aime  la grande décontraction du lieu et des usagers, l’originalité de la carte des cocktails qui sont pour certains servis dans une noix de coco, et puis aussi la joyeuse sélection musicale qui fait voyager loin, très loin. Il est d’ailleurs possible de savourer cette sélection via une radio en ligne disponible sur un site associé : secousse.org

Préparez-vous à un formidable voyage spatio-temporel qui vous fera passer de la folie rumba des années 70 avec le groupe le Tout Puissant Orchestre Kinshasa jazz, à des rythmes plus contemporains comme l’afrobeat électronique du nigérien Kukere.

Si le but du Comptoir General est de défendre et de soutenir des cultures très souvent marginalisées et méconnues, il y’a un autre grand gagnant dans toute cette histoire : notre moral ! Je vous invite donc à parcourir le site virtuel ou mieux encore le réel pour apprécier une ambiance exotique, atypique et super sympathique ! 

mercredi 11 décembre 2013

Have a happy wint'hair avec StyleBlazer.com

-1° degré ce matin… L’hibernation peut officiellement commencer!

Et avec la confirmation que l’hiver est de retour (chaque année je me risque à croire qu’on ne devra pas repasser par là- ha!) revient l’incontournable question  de la sauvegarde de nos petites boucles. 

Nattes, vanilles, bantu knots, tresses ou chignons élaborés, les solutions ne manquent pas pour éloigner ses cheveux des agressions momentanées.
Si vous tapez l’expression « coiffures protectrices » sur Google vous trouvez tout un tas de liens et de photos sympas, preuve qu’internet est devenu  une vraie fourmilière pour les happy nappy en quête de conseils! Certaines adoptent un style sobre (a selfie and share!), certaines se risquent à un commentaire argumenté en trois parties (et trois sous-parties), et d'autres vont jusqu’à accompagner les internautes pas à pas via des tutos YouTube dignes des meilleurs « Que sais-je ? ». 



Jadis grande fan de sites internet pédagogiques, j’avoue avoir un peu décroché depuis le début de ma locs journey. Mais un récent post sur le site Internet Style Blazer a su capter mon attention. Ici, il ne s’agit pas tant de coiffures protectrices que d’idées de coiffures sympas pour rester glamour et audacieuse pendant l’hiver. Style Blazer ose s’affranchir des contraintes pratiques et nous offrent dans ces délicieuses esquisses de 8 célébrités l’envie de dire NON à l’hibernation, et OUI aux festivités exubérantes. La preuve en images et en crayonnages avec cette petite sélection. 

Envie d'un afro asymétrique 
à la Erykah BADU

ou d'une coupe Pompadour à la Janel MONAE


ou d'un high puff à la Elle VARNER

Ou encore de vagues souples à la Kerry Washington?


Quelque soit la voie choisie (safe ou wild), je vous souhaite à toutes de rester n'Happy! ^_^


mardi 10 décembre 2013

Ma soirée My Afroweek- Ambiance rétro et moderniste au New Morning

My Afroweek... je vous avais déjà parlé de ce petit site sympa pour dénicher les bons plans musique, culture et beauté sur la capitale. Et bien grâce à eux j'ai pu assister au concert du grand Roy Ayers.Quand on cherche sur le net des informations sur Roy Ayers, on tombe sur une spécialité atypique: vibraphoniste...Késaco!!??

Soooo... dans ce mot il y'a "vibrer", et c'est vrai que je me suis sentie secouée et transportée lors du concert du chanteur américain. En fouillant un peu plus, je découvre que le vibraphoniste est celui qui joue du vibraphone donc, et que le vibraphone est un instrument de musique assez proche du xylophone. Il est surtout central dans certaines formations jazz et permet aux plus virtuoses de composer de fantastiques passages harmoniques et mélodiques. Et c'est exactement ce qu'a pu nous offrir le légendaire Roy Ayers dans la salle du New Morning hier soir! Une salle qui peinait à contenir un public venu nombreux, au grand bonheur de l'artiste qui s'est écrié: "we need a new New Morning...Say Yeah!" À 74 ans et après plus d'une trentaine d'albums, Roy parvient encore à démontrer sur scène une énergie contagieuse, et la foule savoure. Son choriste (qui semble tout droit sortit d'un club jazz enfumé de Détroit) le présente comme le ferait un annonceur de boxe: "he is always sampled, but he is never duplicated!" Le ton était lancé: l'expérience sera unique en son genre! 



Et en effet pendant plus de deux heures le chanteur et sa formation nous ont entraîné dans leur surprenante machine à remonter le temps pour un voyage funky et dé-chronologique. Premier arrêt  en 1980, c'est la date à laquelle Roy Ayers signe un disque avec une autre légende: Fela Kuti. On sent l'émotion de l'artiste quand il parle de son compagnon d'afrobeat, et de leurs nombreux voyages et concerts. On continue avec quelques hits des années 70, et il plane alors dans la salle parisienne des odeurs de blackploitation...La fusion est totale. Une nouvelle date: 1976. C'est la date de la composition d'un titre qui sera repris et samplé par de nombreux artistes (Seu Jorge,Tupac, etc...).  Everybody Loves the Sunshine. Et là encore c'est l'euphorie dans la salle. Hochements de têtes, bras en l'air, sourires béats, chants à l'unissson..."Just bee's and thangs and flowers". La version que nous offre Roy ce soir est encore plus fly que toutes celles que j'avais pu apprécier jusque là!

Avec la chanson "we live in Brooklyn" que Roy rebaptise "we live in Paris" le temps d'un concert par respect pour ses hôtes (so sweet), nous voilà plongés dans le paradoxe de la jungle urbaine: Âpreté et optimisme."We try to make it baby"..."Another day, another dollar dead". On frôle la rythmique rap avec ce titre qui date pourtant de 1971, et je me souviens alors que  ce sample a été repris par MosDef (Brooklyn) et Kendrick Lamar (Good Kid).

 
Le reste de la soirée fut ponctuée de moments jazz, funk, et disco inoubliables, et mon coup de coeur fut la parenthèse smooth et soul offerte en fin de concert avec la chanson Searching. Car je trouve qu'elle résume à la perfection la personnalité et le parcours de Roy Ayers: le détachement, la cool attitude, et un brin d'hédonisme. Malgré son statut d’icône Roy garde un sourire simple et une certaine spiritualité déjà présente en 1970, et qu'il partage avec le public pendant ce concert.

We are living in a world
Of "who has what?" and "who is who?"
But I'm telling you my friend
The answer's right in front of you
We are searching for a peace


Au final ce concert m'a donné envie de road trip les cheveux au vent et de dialogues musicaux avec d'autres artistes et courants musicaux. Dialogues, mais aussi découvertes d'artistes atypiques comme par exemple Yann Négrit, le musicien qui fut invité à faire la première partie de ce concert. Jazz, Ka et métal rock, l'artiste a lui aussi su conquérir un public surpris et réceptif. C'est peut-être ça au final le don de Mister Ayers: sa capacité à ouvrir nos horizons et notre curiosité. Longue vie à la fusion!

dimanche 8 décembre 2013

Sweet Stevy Mahy- Sharing is Caring

Alors que beaucoup dénoncent le péril des réseaux sociaux, l’intrusion de big brother dans nos vies, le cyberbullying ou même les troubles liés à la cyberdépendance j´aime à  penser qu´Internet peut aussi être le relais d’un credo qui tente de se frayer un chemin dans ce monde de brutes : try a little of                                                           tenderness.  

Car d´autres sur la toile osent croire qu’il est possible de véhiculer des messages d’amour, de tolérance, de respect et d’espoir … et le font savoir à une communauté toujours plus grande de joyeux et  ingénus internautes. Je me suis ainsi constituée un petit réseau de pourvoyeurs de bonnes vibrations virtuelles et suis devenue accro à une came que je recommande à tout le monde : le cyberlove.

Mon dernier fournisseur en date se nomme Stevy Mahy. La chanteuse m’avait déjà convaincue de ses bonnes intentions grâce à des textes riches en émotions et à  des vidéos pleines de lumière et de belles couleurs. 


Ses récents tweets et posts sur sa page Tumblr n’ont donc fait que renforcer mon impression première : Stevy is a cool chick ! Pleine de positivité, de sensibilité et de générosité, elle n’hésite pas à offrir sur ses pages petits billets spirituels et remerciements constants à ses fans. J’aime surtout comment le beau et le bon se rencontrent dans son style, dans sa musique et dans ses photos. 


Ne serait-ce pas ce qu’on attend de l’artiste humaniste moderne, de tenter d’avoir une influence salutaire sur la société ? Et bien Steevy le fait en toute modestie, et je la félicite pour cela ! Alors c'est avec la même simplicité que je vous invite à un petit moment de tenderness dans l'univers de Miss Sweet Mahy.














One love...