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vendredi 18 avril 2014

Coachella Festival: #GoodMusic #GoodStyle

Caaaaaaalifornia Loooooove ! Voilà l’air que je fredonne depuis ce matin en rêvant de me trouver moi aussi dans un désert californien au côté des plus grandes pointures de musique.  Shake it baby ! Voilà le credo que je répète en admirant les looks super fly aperçus sur les premières photos qui ont commencé à fleurir sur les réseaux sociaux et autres plateformes connectées. Car c’est aujourd’hui qu’a démarré le deuxième week-end du Coachella Festival, le rendez-vous préféré des amateurs de musique électronique, de rock alternatif et de hip-hop. Cette année les stars notables du festival étaient Solange, Pharrell Williams...et toutes les "afro chicas" qui ont su rivaliser d'élégance! 


Ces 6 jours de musique sont toujours l’occasion d’admirer un fort taux de concentration de style bohémien chic, qui n’est pas sans rappeler la genèse du festival. Coachella, c’était au départ un pied de nez au site d’achat en ligne Ticketmaster que le groupe de rock Pearl Jam avait décidé de boycotter. On est alors en 1999, et le groupe choisit un lieu isolé pour ce qui deviendra un nouveau Woodstock. On peut y camper, participer à des compétitions de hula hoop, parfaire sa duke face dans les différents photo booths ou se remettre d’un concert agité avec son tapis de yoga grâce aux stands de nourriture bio mis à disposition.
En parallèle de concerts musicaux gigantesques (on estime que près de 225 000 personnes assistent au festival chaque week-end), les festivaliers peuvent également découvrir des sculptures et des installations artistiques qui sont pour la plupart interactives.


Mais beaucoup sont bien trop occupé(e)s à se selfiser et à collectionner les portraits glamour pour apprécier tout cet art ambulant. Et comme on frise l'insolation à Coachella, certain(e)s en profitent pour dégainer des tenues aussi légères que l'état d'esprit ambiant. Ça, le magazine Essence l’a bien compris, et a décidé de compiler tous les clichés croisés sur Instagram sous le titre « Instastyle : Coachella ». Je vous laisse découvrir un petit condensé de style hippie-chic tandis que je tente de noyer mon chagrin avec des petits lots de consolation (aka les chocolats de Pâques). West Coast, West Coast!





mercredi 16 avril 2014

An African City: Quand les Afropolitains se mettent en scène

It‘s an African city… Si en lisant le titre de cette nouvelle web série vous pensez revoir les vieux clichés habituels sur le continent africain, vous comprendrez dès les premières minutes que cette fiction souhaite avant tout casser ces images surannées. Le scénario est a priori très simple: 5 copines et un même parcours ponctué d'aller-retours entre le vieux continent, Londres et New-York. Mais derrière cette équation se cache un X-Factor, un ingrédient qui explique le succès médiatique croissant (une critique dans le Elle français s'il vous plait!) et les dizaines de milliers d'abonnés à la chaîne YouTube.

Et au risque de surprendre certains, je pense que le X-Factor n'est pas le style éblouissant des 5 protagonistes, mais la forme de narration. An African city n'est pas une banale histoire de BFF: il y'a une vraie tonalité poétique dans
 la narration et derrière la voix de l'héroïne principale. Une voix qui nous fait partager la surprise, les sourires ou les doutes de celle qui re-découvre tout ce qui oppose le Ghana, où se passe l'intrigue, à New-York où elle a vécu pendant de nombreuses années. African City, c'est un peu comme un remix du Cahier du Retour au pays natal d'Aimé Césaire... Le bling-bling en plus!

Et puis, comme beaucoup d'autres, je n'ai pu m'empêcher de voir les nombreux clins d’œil à la série Sex and the City dans l'attitude et le style des 5 copines. Heureusement on réussit à éviter les travers du "copy and paste", notamment grâce à une garde-robe des plus originales. Entre sophistication contemporaine et petites touches ethniques et traditionnelles, la web série nous rappelle combien l'Afrique peut être pleine de contrastes et de modernité. On peut donc suivre les périples amoureux et professionnels de ces urbaines fierce et glamour en découvrant au passage une autre facette d'un continent trop souvent mis en scène sur fonds de guerre, de famine et de pauvreté.




En visionnant les 6 premiers épisodes j'ai constaté avec tristesse que je ne sais pas beaucoup sur le Ghana finalement. A part peut-être son emplacement et le nom de sa capitale (Accra, ben oui, ça me parle!). J'ai donc décidé de prendre des notes, mentalement, en découvrant quelques us et coutumes locales. Comme par exemple qu'il est jugé inconvenant d'utiliser la main gauche pour manger.  





Alors qui se cache derrière ce projet original? Une femme, sans surprise. Et une grande fan de Sex and the City qui plus est! La créatrice de cette nouvelle web série se nomme Nicole Amarteifio, et ne cache pas dans toutes les interviews que j'ai pu lire d'elle, sa passion pour la série de HBO. Cette spécialiste en développement international a travaillé notamment en tant que stratégiste social media pour la Banque Mondiale. Elle explique avoir été inspirée par son propre retour au Ghana qu'elle re-découvre après avoir passé plusieurs années aux Etats-Unis. De retour au pays elle est alors fascinée par les relations entre hommes et femmes et par cette jeunesse aisée et pleine de swag. Et malgré des personnalités très différentes, Zainab, Ngozi, Nana Yaa, Sade et Makena illustrent toutes ce dynamisme clinquant et un poil arrogant. 

C'est d'ailleurs cette arrogance, pour être honnête, qui m'a au départ un peu refroidie. Le ton supérieur de ce quintet ravissant m'a un peu déroutée, et aussi peut-être le jeu d'acteurs peu fluide des deux premiers épisodes (let's keep it real). Mais les dialogues gagnent en profondeur au bout du troisième épisode, et j'ai été convaincue au même moment. J'attends maintenant avec impatience la sortie de chaque nouvel épisode sur YouTube. Mon coup de coeur pour l'instant est l'épisode #6, "he Facebooked". On y retrouve toutes les nouvelles angoisses existentielles héritées de l'essor des réseaux sociaux: "il m'a plaquée via Twitter!", "tu es encore amie avec ton ex sur Facebook?"... Bref, it's an African city, mais aussi a global world! Je vous laisse savourer ce petit trailer, en espérant susciter le même enthousiasme chez vous, et vous donne rendez-vous sur  la page Google+ de la web-série pour plus de commentaires. 

dimanche 6 avril 2014

Le Bal de l'Afrique Enchantée- L'enjaillement du virtuel au réel!

Pendant mes années d'expatriation et mes nombreux voyages, une production parisienne, une seule, a souvent réveillé en moi nostalgie et regret. Il s'agit de l'émission l'Afrique Enchantée de France Inter. Ce rendez-vous radio hebdomadaire est aussi disponible en version podcast, et c'est sous cette forme que j'ai continué à suivre les échanges colorés des deux animateurs pendant toutes ces années. 

Soro Solo et Vladimir Cagnolari forment un duo détonant et hilarant. Derrière leurs accents parfois surjoués se cachent des chroniques politiques et sociologiques originales et des programmations musicales magiques! Témoignages d'artistes, reportages, documents d'archive, anecdotes vécues... l'émission est conçue comme un grand patchwork épicé qu'on savoure en hochant de la tête. 




Leurs sélections m'ont permis de redécouvrir l'afro-beat nigérian de Fela Kuti, la grande époque des rumbas congololaises du TP Ok Jazz, ou encore les ambiances envoûtantes d'Addis-Adeba... Bref, de me replonger dans cet univers plein de couleurs que me faisait apprécier mon père durant la grande ère des bobines de K7 Philipps ou Sony.



Quelque soit l'endroit où je me trouvais, je n'ai jamais manqué de savourer ces madeleines de Proust sonores, signes de la richesse musicale de l'Afrique et de l'effort de diversité culturelle de France Inter. Et quand je parlais de regret, je veux surtout parler de la frustration que je ressentais en écoutant les messages de promotion pour chaque nouveau Bal de l'Afrique Enchantée. J'aurais tout donner alors pour assister à ce spectacle fou: pendant plus de trois heures les deux animateurs font "parler" les plus grands classiques avec l'orchestre des mercenaires de l'ambiance (what a name!). Le groupe se déplace de villes en villes chaque mois afin de rencontrer les fidèles auditeurs et d'offrir aux tristes urbains un concentré de vitamines à danser.


L'invitation des ambianceurs est pleine de promesses: "oublier ses soucis, reléguer la crise au vestiaire et danser comme des dératés"... Et c'est exactement ce que j'ai finalement pu faire le 29 mars dernier. Entre les récits de peuples poétiquement imaginés et leurs chorégraphies savamment préparées, nos deux maîtres de cérémonie m'ont éblouie. Je vous laisse profiter des séquences disponibles sur YouTube afin que vous profitiez virtuellement de ces musiques à transpirer. Un bon conseil: restez connectés à France Inter pour ne pas rater la prochaine édition du bal de l'Afrique Enchantée!