Chants, danses, poèmes, projection vidéo,
pauses chips, rires et surtout débats! On pourrait résumer ainsi les 3 heures
de la seconde édition du rendez-vous Afro-Parisian. Pour moi ce fut surtout un
passage du virtuel au réel, un pont entre toutes les vidéos que je tente de
compiler sur ce blog, et tous les afro souls en quête de diversité concrète et
non plus fantasmée sur Paris. Car l’objectif de cette rencontre est d’offrir
une plateforme de discussion et de réflexion autour de l’identité multiple des afro-descendants
vivant sur Paris.
Cet événement m’a aussi permis de rencontrer une faune diverse
en talents et en créativité : graffeurs, réalisateurs de documentaires, chorégraphes, danseurs, penseurs du mouvement hip-hop… Je n’ai pu m’empêcher de penser à la série « Fame » (remember my name !)
en balayant la foule du regard car tous les ingrédients étaient là : looks
edgy et uniques, souffle jeune et dynamique, diversité des origines et des
parcours et rêves plein la tête ! Oh, et aussi l’idée qu’il faut bosser
dur pour réaliser ses rêves et se faire entendre…
Et tout dans l’organisation d’Afro-Parisian
reflète cette volonté de structuration et de préparation, kudos to the staff !
Je vous laisse découvrir la première édition via une vidéo postée sur leur page
Facebook, et vous invite à assister à la 3ème édition qui aura lieu le 22
novembre. L'une des belles découvertes de ce soir fut la performance de Shola Adisa-Farrar, une chanteuse américaine, qui a interprété une composition intitulée « Just you (Suspicious) ». Inspirée par l’affaire Trayvon Martin, cette magnifique chanson soul dénonce les dangers des préjugés qui divisent et qui tuent… Very deep ! Et preuve que Shola est maintenant une afro-parisienne aux talents multiples, elle nous a également transmis des informations sur une visite touristique très originale offerte sur Paris : Walking the Spirits. Grâce à des guides anglophones il est possible de découvrir la trace des musiciens, écrivains et intellectuels afros qui ont façonné la capitale et coloré l’histoire de certains quartiers. De quoi mieux comprendre pourquoi Joséphine Baker chantait « j’ai deux amours, mon pays, et Paris ». Un petit air que j'aurais pu moi-même fredonner en quittant la réunion de ce soir...



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