Pic et pic et colégram,
Bour et bour et ratatam
Mon humeur du jour est à la comptine et aux
rythmes à trois temps, car c’est en chantonnant que je me suis amusée à sauter
de pages en pages sur Internet ce matin. Ma recherche de départ sur
Google: « l’exposition collective- La Divine Comédie ».
En me rendant hier à la dernière rencontre des AfroParisians (voir plus d’infos sur ce
groupe ICI) j’ai en effet pu découvrir la nouvelle exposition conçue par Simon Njami. Et comme ce projet ne sera pas (a priori) présenté sur Paris, j´ai
eu envie de partager quelques liens sur une exposition qui semble aussi originale que colossale.
Et preuve que cette poésie composée entre 1307
et 1321 a un caractère universel, Simon Njami a pu nous expliquer que les questions
d’ordre théologique, philosophique et moraliste présentées dans l’œuvre d’origine
n’ont pas perdu de leur caractère explosif et viendront faire écho aux problèmes
sociaux et politiques contemporains. Encore plus ambitieux, l’exposition
veut dépasser les aspects historiques ou
politiques pour s’élever vers une dimension purement esthétique. Exciting !
J’ai pu lire une présentation très exhaustive de la première étape de l’exposition
(le musée d’art moderne de Francfort) sur le site d’Art Actuel et vous invite à parcourir ce magazine des arts contemporains en cliquant ICI. Et puis pour mieux appréhender le niveau de créativité, voici quelques teasers visuels de l’exposition.
En fouillant sur le web j’ai également eu le plaisir de trouver le très
bon travail de curation de Jeanne Mercier. Celle-ci a créé un journal virtuel
(Scoop it pour les plus geeks d’entre vous) intitulé Afrique in visu et qui renvoie vers le site du même nom. Et là, belle surprise, que vois-je? Une fantastique plateforme d'échanges autour du métier de
photographe, ainsi qu´une association qui multiplie les initiatives afin de promouvoir
et de démocratiser les techniques de l’image en Afrique. Il est possible de soutenir le projet en faisant un don qui servira à pallier à l'absence de structures dans certains pays, développer des formations, ou dynamiser des politiques culturelles encore peu cohérentes. Je vous laisse découvrir
quelques uns des projets de l’association via une vidéo réalisée pour les 5 ans
d’Afrique in Visu.
Comme toujours Google m’aura permis de voyager
loin bien loin, et j’en oublierais presque l’horrible ciel gris qui tente de me
narguer de l’autre côté de ma fenêtre. Je ne vois plus les nuages sombres, mais
des images de marchés colorés, de portraits posés, de paysages luxuriants de
beauté. Je vois des photographies parfois
chargées de mélancolies, parfois chargées d’espoir, mais qui donnent toujours envie
de s’interroger sur le sens. Âme, stram, gram… Et je repars, confiante, en
chantonnant.








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