It‘s an
African city… Si en lisant le titre de cette nouvelle web série vous pensez revoir les vieux clichés habituels sur le continent africain, vous comprendrez dès les premières minutes que cette fiction souhaite avant tout casser ces images surannées. Le scénario est a priori très simple: 5 copines et un même parcours ponctué d'aller-retours entre le vieux continent, Londres et New-York. Mais derrière cette équation se cache un X-Factor, un ingrédient qui explique le succès médiatique croissant (une critique dans le Elle français s'il vous plait!) et les dizaines de milliers d'abonnés à la chaîne YouTube.
Et au risque de surprendre certains, je pense que le X-Factor n'est pas le style éblouissant des 5 protagonistes, mais la forme de narration. An African city n'est pas une banale histoire de BFF: il y'a une vraie tonalité poétique dans la narration et derrière la voix de l'héroïne principale. Une voix qui nous fait partager la surprise, les sourires ou les doutes de celle qui re-découvre tout ce qui oppose le Ghana, où se passe l'intrigue, à New-York où elle a vécu pendant de nombreuses années. African City, c'est un peu comme un remix du Cahier du Retour au pays natal d'Aimé Césaire... Le bling-bling en plus!
Et puis, comme beaucoup d'autres, je n'ai pu m'empêcher de voir les nombreux clins d’œil à la série Sex and the City dans l'attitude et le style des 5 copines. Heureusement on réussit à éviter les travers du "copy and paste", notamment grâce à une garde-robe des plus originales. Entre sophistication contemporaine et petites touches ethniques et traditionnelles, la web série nous rappelle combien l'Afrique peut être pleine de contrastes et de modernité. On peut donc suivre les périples amoureux et professionnels de ces urbaines fierce et glamour en découvrant au passage une autre facette d'un continent trop souvent mis en scène sur fonds de guerre, de famine et de pauvreté.
Et au risque de surprendre certains, je pense que le X-Factor n'est pas le style éblouissant des 5 protagonistes, mais la forme de narration. An African city n'est pas une banale histoire de BFF: il y'a une vraie tonalité poétique dans la narration et derrière la voix de l'héroïne principale. Une voix qui nous fait partager la surprise, les sourires ou les doutes de celle qui re-découvre tout ce qui oppose le Ghana, où se passe l'intrigue, à New-York où elle a vécu pendant de nombreuses années. African City, c'est un peu comme un remix du Cahier du Retour au pays natal d'Aimé Césaire... Le bling-bling en plus!
Et puis, comme beaucoup d'autres, je n'ai pu m'empêcher de voir les nombreux clins d’œil à la série Sex and the City dans l'attitude et le style des 5 copines. Heureusement on réussit à éviter les travers du "copy and paste", notamment grâce à une garde-robe des plus originales. Entre sophistication contemporaine et petites touches ethniques et traditionnelles, la web série nous rappelle combien l'Afrique peut être pleine de contrastes et de modernité. On peut donc suivre les périples amoureux et professionnels de ces urbaines fierce et glamour en découvrant au passage une autre facette d'un continent trop souvent mis en scène sur fonds de guerre, de famine et de pauvreté.
En visionnant les 6 premiers épisodes j'ai constaté avec tristesse que je ne sais pas beaucoup sur le Ghana finalement. A part peut-être son emplacement et le nom de sa capitale (Accra, ben oui, ça me parle!). J'ai donc décidé de prendre des notes, mentalement, en découvrant quelques us et coutumes locales. Comme par exemple qu'il est jugé inconvenant d'utiliser la main gauche pour manger.

Alors qui se cache derrière ce projet original? Une femme, sans surprise. Et une grande fan de Sex and the City qui plus est! La créatrice de cette nouvelle web série se nomme Nicole Amarteifio, et ne cache pas dans toutes les interviews que j'ai pu lire d'elle, sa passion pour la série de HBO. Cette spécialiste en développement international a travaillé notamment en tant que stratégiste social media pour la Banque Mondiale. Elle explique avoir été inspirée par son propre retour au Ghana qu'elle re-découvre après avoir passé plusieurs années aux Etats-Unis. De retour au pays elle est alors fascinée par les relations entre hommes et femmes et par cette jeunesse aisée et pleine de swag. Et malgré des personnalités très différentes, Zainab, Ngozi, Nana Yaa, Sade et Makena illustrent toutes ce dynamisme clinquant et un poil arrogant.
C'est d'ailleurs cette arrogance, pour être honnête, qui m'a au départ un peu refroidie. Le ton supérieur de ce quintet ravissant m'a un peu déroutée, et aussi peut-être le jeu d'acteurs peu fluide des deux premiers épisodes (let's keep it real). Mais les dialogues gagnent en profondeur au bout du troisième épisode, et j'ai été convaincue au même moment. J'attends maintenant avec impatience la sortie de chaque nouvel épisode sur YouTube. Mon coup de coeur pour l'instant est l'épisode #6, "he Facebooked". On y retrouve toutes les nouvelles angoisses existentielles héritées de l'essor des réseaux sociaux: "il m'a plaquée via Twitter!", "tu es encore amie avec ton ex sur Facebook?"... Bref, it's an African city, mais aussi a global world! Je vous laisse savourer ce petit trailer, en espérant susciter le même enthousiasme chez vous, et vous donne rendez-vous sur la page Google+ de la web-série pour plus de commentaires.



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