On dit souvent que toutes les bonnes choses ont
une fin…mais damn, je ne pensais pas voir celle de l’émission « La Black Liste »
arriver si tôt !
Laurent Lavige, le producteur et journaliste radio qui a animé plusieurs émissions pendant 24 ans sur France Inter semblait aussi choqué que moi lors de la dernière émission diffusée en Juin dernier. La direction ne l’aurait prévenu qu’un mois avant la date de la dernière retransmission, et surtout les taux d’audience de son émission était extrêmement positifs. Et pour cause, La Black Liste était l’un des derniers pourvoyeurs d’expériences et de cultures musicales de qualité !
Laurent Lavige, le producteur et journaliste radio qui a animé plusieurs émissions pendant 24 ans sur France Inter semblait aussi choqué que moi lors de la dernière émission diffusée en Juin dernier. La direction ne l’aurait prévenu qu’un mois avant la date de la dernière retransmission, et surtout les taux d’audience de son émission était extrêmement positifs. Et pour cause, La Black Liste était l’un des derniers pourvoyeurs d’expériences et de cultures musicales de qualité !
Le générique
smooth et inquiétant de début résumait à lui tout seul la thématique principale
de l’émission : l’originalité. C’est au travers des péripéties d'un animateur parcourant les quatre coins du monde, ou de ses délires fictionnelles, que l’auditeur
était emporté dans une vague de musique soul, funk, jazz, rap ou blues. Qu'il se trouve à Chicago, Kingston ou Ouagadougou, Laurent Lavige avait le don de dénicher les meilleurs repères pour savourer la musique locale.
L'animateur m'a permis de découvrir d'autres univers mais aussi d'autres époques. Et c’est en écoutant les podcasts de La Black
Liste que j’ai pu découvrir le parcours chaotique de la chanteuse gospel
Cici Houston (la mère de Whitney) ou encore appris à apprécier l’héritage de grandes pointures comme James Brown ou Ella Fitzgerald.
Mais plus que le travail d’investigation et de sélection
intelligente des artistes et des thèmes traités, ce que j’appréciais dans cette
émission c’était la large place laissée à la musique.
Je me souviendrai toujours de cette émission faite avec la chanteuse britannique, et nigériane d’origine, Sade Adu. J’avais bien sûr pu écouter de savoureux morceaux (By your side, The Sweetest Taboo…) mais aussi mieux compris l’inspiration derrière tous ces grands tubes. On sentait l’animateur séduit, conquis, et très admiratif du talent de la chanteuse.
Je me souviendrai toujours de cette émission faite avec la chanteuse britannique, et nigériane d’origine, Sade Adu. J’avais bien sûr pu écouter de savoureux morceaux (By your side, The Sweetest Taboo…) mais aussi mieux compris l’inspiration derrière tous ces grands tubes. On sentait l’animateur séduit, conquis, et très admiratif du talent de la chanteuse.
Malgré ses nombreuses années de reportage radio et ses quatre-mille
interviews de créateurs de la musique noire mondiale Laurent Lavige a su rester
humble, et toujours impressionnable. Deux grandes qualités qui méritent d'être soulignées ! Toutes ses émotions et ses plus belles
rencontres sont aujourd’hui compilées dans un livre, mais la question est de
savoir ce que deviendront les 162 archives disponibles en podcast sur FranceInter. La seule compensation audio que j’ai pu trouver est une playlist inspirée
de l’émission, et disponible sur Deezer. Non, la musique authentique et de qualité n’est pas totalement
morte !




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