“Please don’t touch my hair… I don’t know where
your hands have been so, no”.
Et tandis que le grand écran laisse défiler les images d’autres n’happy girls pleines de verbe, je ne peux m’empêcher d’épier les réactions dans la salle. Certaines hochent de la tête, d’autres tentent d’étouffer des rires joyeux, d’autres encore commentent bruyamment les scènes en évoquant des situations similaires vécues auparavant… Le public est conquis, mais les opinions sont divisées !
Ce mercredi soir
une cinquantaine d’amatrices de débats capillaires se sont réunies pour assister
à la projection du documentaire « You can touch my hair » au Comptoir
Général. D'ailleurs, je vous mets ici une partie de ce documentaire afin de découvrir les arguments des personnes favorables ou pas au fait que des étrangers puissent toucher leurs boucles.
Et bien ce fut l’occasion pour moi d’associer dégustation de petit punch et réflexion sociologique (si-si, les deux sont compatibles !)
et de participer à un débat animé par un superbe trio: Antonia, Clarisse et Kelly. D'ailleurs en regardant ces trois femmes sur l’estrade, je n’ai pu m’empêcher de repenser à la scène finale traditionnellement diffusée sur VH1 pendant le Divas Live Concert …
Car elles furent, elles aussi, magistrales et captivantes!
En maîtresse de cérémonie
nous avions tout d’abord Antonia Opiah, la réalisatrice du documentaire et la fondatrice du site un’ruly.com. C’était
la deuxième fois que j’assistais à une présentation d’Antonia, et comme
toujours j’ai pu apprécier son explosion de force tranquille.
C’est avec détermination mais aussi calme et sérénité qu’elle a pu nous expliquer son postulat de départ : la célébration de la diversité et de la beauté des cheveux de la femme noire. Et pour soutenir ce projet, elle a voulu s’appuyer sur une performance artistique réalisée à New York, en tentant d’apporter une réponse à la fascination dont les cheveux noirs font l’objet.
C’est avec détermination mais aussi calme et sérénité qu’elle a pu nous expliquer son postulat de départ : la célébration de la diversité et de la beauté des cheveux de la femme noire. Et pour soutenir ce projet, elle a voulu s’appuyer sur une performance artistique réalisée à New York, en tentant d’apporter une réponse à la fascination dont les cheveux noirs font l’objet.
A sa droite (let’s get ready to rumble !) nous
avions Clarisse Libene, la créatrice de la plateforme Bellebène. L’esprit et l'humour pétillants, elle nous a entraîné dans un fastfoward rapide qui nous a permis de
ré-apprécier la petite révolution à laquelle on assiste en France depuis peu.
Clarisse appartient à cette génération de jeunes femmes engagées qui ont bouleversé le marché des produits capillaires et de soins pour peaux noires en apportant une chose qui manquait cruellement sur le marché hexagonal: l’accessibilité. Depuis 2008 la plateforme Bellebène permet donc d’accéder à un vaste choix de produits spécifiques, go check it out ! A noter qu’elle est aussi l’une des organisatrices de la Natural’Hair Academy.
Clarisse appartient à cette génération de jeunes femmes engagées qui ont bouleversé le marché des produits capillaires et de soins pour peaux noires en apportant une chose qui manquait cruellement sur le marché hexagonal: l’accessibilité. Depuis 2008 la plateforme Bellebène permet donc d’accéder à un vaste choix de produits spécifiques, go check it out ! A noter qu’elle est aussi l’une des organisatrices de la Natural’Hair Academy.
Et enfin Kelly Massol ,
qui comme son homonyme Kelly Rowland, était en mode « baby I’ma be your
motivation ».
C’est avec une fierté (bien justifiée !) qu’elle a, elle aussi
pu revenir sur les motivations qui l’ont poussée à créer Les secrets deLoly : « j’ai créé cette marque en espérant que mes enfants n’aient
pas à se poser la question ». Elle résume
ainsi ce que beaucoup espèrent : que le mouvement du cheveu naturel ne
soit pas une simple tendance mais une vraie révolution pérenne, que les générations
futures ne trouvent pas anormale.
Les discussions se sont
poursuivies et on a pu parler (en vrac) de marketing ethnique, de produits bio,
de l’effet mystique du cheveu crépu, de curiosité bien placée ou encore du risque
de devenir une ayatollah (yep, you heard that right !) des produits
naturels. Les avis n’étaient pas toujours tous les mêmes, et c’est finalement l’idée
de libre choix qui a semblé conclure cette rencontre qui s’est achevée au grand
regret de l’assistance. J'ai moi-même apprécié d'échanger avec certaines des participantes qui sont parties en promettant de continuer le débat sur les réseaux sociaux, où là aussi
on assiste à une joyeuse révolution.
Feed your mind...And your hair will follow. Ce fut un peu notre chantre de départ. Et comme toujours je me ferai un plaisir de relayer les autres hair mouvements qui nourissent l'esprit, repérés ici et là. Sooooooooooo...
Feed your mind...And your hair will follow. Ce fut un peu notre chantre de départ. Et comme toujours je me ferai un plaisir de relayer les autres hair mouvements qui nourissent l'esprit, repérés ici et là. Sooooooooooo...









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